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	<title> Fracci&#243;n Trotskista Cuarta Internacional </title>
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		<title>France : L'accord antisocial de PSA sign&#233; par des syndicats tra&#238;tres</title>
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		<dc:date>2013-10-28T12:49:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Barois, Vincent Duse</dc:creator>


		<dc:subject>Movimiento Obrero</dc:subject>
		<dc:subject>Actualidad</dc:subject>
		<dc:subject>An&#225;lisis</dc:subject>
		<dc:subject>Francia</dc:subject>
		<dc:subject> CCR-4 Courant Communiste R&#233;volutionnaire - Plateforme Z dans le NPA </dc:subject>
		<dc:subject>France : PSA en lutte</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;On aura finalement vu que les exigences initiales de FO, de la CFE-CGC et de la CFTC en termes d' &#171; engagements fermes &#187; sur le maintien de l'emploi n'&#233;taient en fait que lettre morte, car lors du moment d&#233;cisif ils ont d&#233;cid&#233; de signer aux c&#244;t&#233;s du SIA l'accord de comp&#233;titivit&#233; de PSA. Cet accord joue le r&#244;le de &#171; caution morale &#187; de PSA aupr&#232;s de futurs actionnaires que recherche d&#233;sesp&#233;r&#233;ment l'entreprise, que ce soit le chinois DongFeng ou l'Etat fran&#231;ais.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.estrategiainternacional.org/local/cache-vignettes/L150xH82/arton7208-09945.jpg?1695923075' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On aura finalement vu que les exigences initiales de FO, de la CFE-CGC et de la CFTC en termes d' &#171; engagements fermes &#187; sur le maintien de l'emploi n'&#233;taient en fait que lettre morte, car lors du moment d&#233;cisif ils ont d&#233;cid&#233; de signer aux c&#244;t&#233;s du SIA l'accord de comp&#233;titivit&#233; de PSA. Cet accord joue le r&#244;le de &#171; caution morale &#187; de PSA aupr&#232;s de futurs actionnaires que recherche d&#233;sesp&#233;r&#233;ment l'entreprise, que ce soit le chinois DongFeng ou l'Etat fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seules la CGT et la CFDT ont refus&#233; de signer cet accord. Pourtant, le refus de la CFDT tient surtout au fait qu'un profond m&#233;contentement s'exprime &#227; sa base, m&#233;contentement qui avait occasionn&#233; des tensions internes lors des diff&#233;rents d&#233;brayages au niveau du groupe, ainsi que le d&#233;part d'un nombre non n&#233;gligeable d'adh&#233;rents, notamment sur le site de Mulhouse. La signature aurait eu dans ce contexte un co&#251;t beaucoup trop &#233;lev&#233; en termes de perte d'influence face &#227; une CGT qui aurait pu peut-&#234;tre canaliser &#227; elle seule le m&#233;contentement des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette signature se fait en claire contradiction avec l'opinion des salari&#233;s, comme en t&#233;moigne l'adh&#233;sion massive de ceux-ci &#224; la p&#233;tition lanc&#233;e par les camarades de Saint-Ouen. Le jeudi 24 octobre, jour o&#249; le CCE a ent&#233;rin&#233; l'accord, c'&#233;tait la col&#232;re qui donnait le ton chez les salari&#233;s. A Saint-Ouen, un repr&#233;sentant de FO a m&#234;me d&#233;missionn&#233; de ce syndicat. Le ras-le-bol reste donc bien pr&#233;sent chez les salari&#233;s face &#224; l'attaque en r&#232;gle contre leurs conditions de travail et leurs salaires. M&#234;me si &#224; l'&#233;tape actuelle ce m&#233;contentement n'a pas pu se traduire par un mouvement de gr&#232;ve assez fort pour faire reculer la direction, il est toujours l&#224; et ce n'est pas la fin des n&#233;gociations qui y mettra fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci est d'autant plus important qu'on va d&#233;sormais entrer dans une phase o&#249; les n&#233;gociations sur l'application des mesures concr&#232;tes se feront &#171; site par site &#187;. Comme on l'a d&#233;j&#224; vu chez Renault, entre la signature et la mise en &#339;uvre, il y a une diff&#233;rence essentielle qu'il faut saisir pour continuer &#227; essayer de construire une mobilisation ! De m&#234;me que la plupart des salari&#233;s n'avait pas saisi l'ampleur de l'attaque que repr&#233;sentait l'ANI, on peut esp&#233;rer que beaucoup ne se r&#233;veilleront que lorsque les effets de l'accord chez PSA commenceront &#227; se faire sentir. En ce sens, on peut n'&#234;tre qu'au d&#233;but d'un processus de plus long terme, o&#249; la mise en &#339;uvre de l'accord d&#233;clenche un certain nombre de conflits et de r&#233;sistances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela peut &#234;tre le cas notamment &#227; Mulhouse ou &#227; Poissy, o&#249; le passage en mono-flux (passage &#227; une seule ligne de montage) impliquera un plan de suppression d'emplois important. On verra donc assez vite que, contrairement au discours de la direction &#8211; relay&#233; par certains syndicats comme FI &#8211; qui promettait que la signature de l'accord impliquerait une sauvegarde de l'emploi, tout ceci n'&#233;tait que du mensonge pur et simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est plus que clair que PSA ne compte pas s'arr&#234;ter l&#224; . La direction du groupe ne cesse pas de dire qu'elle est dans le rouge et justifie ainsi la succession interminable d'attaques contre ses salari&#233;s. C'est cette situation soi-disant dramatique qui expliquerait &#233;galement une &#233;ventuelle entr&#233;e dans le capital du groupe des chinois de DongFeng et de l'Etat fran&#231;ais. En fait, on sp&#233;cule sur l'avenir des salari&#233;s qui n'ont aucune garantie p&#233;renne sur le maintien de leurs emplois. Il serait temps pour les salari&#233;s de mettre leur nez dans les comptes du groupe et de d&#233;montrer que l'argent soi-disant manquant aujourd'hui est dans les poches des actionnaires et des cadres de direction qui depuis des ann&#233;es ont accumul&#233; des b&#233;n&#233;fices et des r&#233;mun&#233;rations astronomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de l&#224; on pourrait r&#233;fl&#233;chir &#227; une issue de fond : Puisque l'Etat &#224; l'air de vouloir se m&#234;ler des affaires de PSA, qu'il le fasse, mais non pas pour partir au sauvetage des patrons une fois de plus, mais pour nationaliser sans indemnit&#233; ni rachat l'ensemble des usines de fa&#231;on &#227; mettre en place sous contr&#244;le des travailleurs une r&#233;duction du temps de travail permettant de maintenir tous les emplois et d'embaucher tous les int&#233;rimaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Made in Bangladesh</title>
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		<dc:date>2013-05-19T21:39:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Courant Communiste R&#233;volutionnaire - Plateforme Z dans le NPA , Marc Barois</dc:creator>


		<dc:subject>Asia</dc:subject>
		<dc:subject>Movimiento Obrero</dc:subject>
		<dc:subject>An&#225;lisis</dc:subject>
		<dc:subject>Bangladesh</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ce 24 avril, des ouvri&#232;res d'une usine textile de Dacca, capitale du Bangladesh, ont senti craquer les murs autour d'elles. Elles pouvaient m&#234;me l'entendre par-dessus le bruit des machines &#227; coudre et voir les fissures malgr&#233; la poussi&#232;re.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par Marc Barois&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce 24 avril, des ouvri&#232;res d'une usine textile de Dacca, capitale du Bangladesh, ont senti craquer les murs autour d'elles. Elles pouvaient m&#234;me l'entendre par-dessus le bruit des machines &#227; coudre et voir les fissures malgr&#233; la poussi&#232;re. Mais on ne les a pas laiss&#233;e partir et 4000 ouvri&#232;res ont continu&#233; &#227; coudre. Le jour m&#234;me, leur immeuble d&#233;nomm&#233; Rana Plaza, qui abritait des dizaines d'ateliers de confection, s'est &#233;croul&#233; balayant les machines, la poussi&#232;re et les corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La veille du 1er mai on comptait d&#233;j&#224; 405 victimes or le 9 mai on d&#233;nombrait plus de 900 morts et 2400 bless&#233;s. Cette trag&#233;die s'ajoute &#227; celle du 24 novembre et du 26 janvier derniers, faisant monter le total &#227; 900 morts dans l'industrie textile pour ces dix derni&#232;res ann&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Samedi 26 janvier 2013, un incendie dans un atelier textile de Smart Exports (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bangladesh est en quelque sorte le Manchester du XXI&#232;me si&#232;cle. La d&#233;localisation de l'industrie textile a fait un saut ces derni&#232;res d&#233;cennies. Les acquis du mouvement ouvrier dans les pays centraux ont pouss&#233; les capitalistes &#227; d&#233;localiser la production dans les pays d'Asie et d'Am&#233;rique Centrale et plusieurs grandes marques sont m&#234;me parties de Chine pour s'installer au Bangladesh lorsque le co&#251;t du travail a augment&#233; ailleurs. C'est une industrie qui pr&#233;sente l'avantage pour les capitalistes de pouvoir se d&#233;placer facilement aux rythmes de la crise, puisqu'elle ne n&#233;cessite que des machines &#227; coudre, un toit et des ouvriers pr&#234;ts &#227; risquer leur vie pour un salaire mis&#233;rable. En 2012, le pays s'&#233;tait impos&#233; comme le deuxi&#232;me fournisseur de l'Union europ&#233;enne en termes d'habillement, d&#233;passant la Turquie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les commandes de l'Union Europ&#233;enne se sont &#233;lev&#233;es &#227; 8,3 milliards d'euros (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cela s'explique par le fait qu'environ trois millions de travailleurs et travailleuses passent plus de 10 heures par jour, six jours par semaine, devant leur machine &#227; coudre pour seulement 32 dollars par mois. A cela s'ajoute la baisse de 30% du salaire r&#233;el ces trois derni&#232;res ann&#233;es &#233;tant donn&#233;e l'inflation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Laissez toute esp&#233;rance, vous qui entrez &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement n'a que 18 inspecteurs pour contr&#244;ler les conditions de travail de 100 000 ateliers qui fonctionnent &#227; Dacca, mais il a cru utile de compenser ceci avec une &#171; police industrielle &#187;. Celle-ci a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e apr&#232;s les manifestations violentes de 2010 contre les salaires de mis&#232;re (parmi les plus bas du monde), donc non pas pour veiller &#224; la s&#233;curit&#233; des salari&#233;s, mais plut&#244;t pour discipliner, menacer et pers&#233;cuter les travailleurs qui s'organisaient. Ainsi, Aminul Islam, dirigeant syndical dans l'industrie textile, a &#233;t&#233; kidnapp&#233; en avril 2012. Un mois plus tard, son corps a &#233;t&#233; retrouv&#233; hors de la capitale pr&#233;sentant des traces de torture. Le crime n'a pas &#233;t&#233; r&#233;solu, mais il est connu de tous qu'il a &#233;t&#233; kidnapp&#233; en raison de son activisme par des forces de police au service d'entreprises transnationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair que le despotisme patronal qui r&#232;gne dans ces ateliers n'est pas une invention des contrema&#238;tres locaux, mais provient directement des cadres de grandes marques europ&#233;ennes et am&#233;ricaines telles que Zara, Levi's, Lee, Calvin Klein, Tommy Hilfiger, Walmart, Carrefour, Nike, Ralph Lauren, Primark, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence de la r&#233;pression et de la pers&#233;cution des militants, seules quinze des quelque 5000 usines textiles du Bangladesh sont dot&#233;es d'organisations syndicales. Cela r&#233;v&#232;le la violente hypocrisie des grandes marques lorsqu'elles parlent de &#171; responsabilit&#233; sociale &#187; des entreprises, tandis qu'elles partent &#224; la chasse aux militants dans les usines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Environ 90% des salari&#233;s de l'industrie textile sont des femmes. Elles proviennent des zones rurales du pays, ayant troqu&#233; les champs contre les usines. La double journ&#233;e de travail continue donc &#227; &#234;tre une r&#233;alit&#233; pour ces travailleuses qui cumulent le labeur de l'usine avec les t&#226;ches m&#233;nag&#232;res et l'&#233;ducation des enfants. A ces dures conditions de vie s'ajoutent le harc&#232;lement sexuel des contrema&#238;tres et la police industrielle. Quant aux enfants, ils sont 13 millions au Bangladesh &#227; pr&#234;ter leurs petites mains dans les ateliers de confection, au travail domestique et dans les mines, pour 10 dollars par mois. Le secret du succ&#232;s des grandes marques comme Zara et tant d'autres ne se trouve donc pas dans une quelconque strat&#233;gie commerciale, mais plut&#244;t dans la surexploitation des forces de travail de tous les membres de la famille ouvri&#232;re, soit un infanticide &#224; large &#233;chelle tant&#244;t camoufl&#233; tant&#244;t assum&#233;, quand les trag&#233;dies &#233;clatent au grand jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mat&#233;riau inflammable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La trag&#233;die de Dacca &#233;tait tristement pr&#233;visible. En effet, le 23 avril, les travailleurs avaient d&#233;nonc&#233; les fissures du b&#226;timent et refus&#233; d'entrer dans l'usine. Le lendemain, 30 minutes apr&#232;s avoir &#233;t&#233; forc&#233;s de reprendre le travail, l'immeuble s'&#233;croulait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment la seule vraie r&#233;ponse au d&#233;sastre a &#233;t&#233; la col&#232;re des ouvriers. D&#232;s le lendemain du drame, plusieurs dizaines de milliers de travailleurs sont descendus dans les rues, en &#233;tant brutalement r&#233;prim&#233;s avec des balles de caoutchouc, des gaz lacrymog&#232;nes et des canons &#227; eau. Le samedi suivant, les piquets de gr&#232;ve se sont &#233;tendus partout et les exportations de l'industrie textile (qui repr&#233;sentent 80% des exportations du pays) ont &#233;t&#233; bloqu&#233;es. Ce 1er mai des milliers de travailleurs sont encore descendus dans les rues de Dacca et partout dans le pays en exigeant plus de justice et de meilleures conditions de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a arr&#234;t&#233; quatre personnes, dont le propri&#233;taire des ateliers, ainsi que des fonctionnaires corrompus qui la veille du drame affirmaient que l'immeuble &#233;tait aux normes. Mais il s'agit surtout d'une tentative de calmer une situation sociale potentiellement explosive. Des affrontements avec la police ont suivi le jour de la trag&#233;die et les ouvriers textiles ont paralys&#233; la production de toute la branche dans la ville. Ils ont aussi forc&#233; les propri&#233;taires &#227; fermer les portes des ateliers, et ceux qui ont refus&#233; ont &#233;t&#233; accueillis par une pluie de pierres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'offensive n&#233;olib&#233;rale des ann&#233;es 1990 a &#233;tendu le capitalisme aux quatre coins de la plan&#232;te. Des millions de paysans travaillent et meurent aujourd'hui dans des usines en Chine, en Inde et au Bangladesh. Pourtant, Dacca n'est pas si loin que l'on pense : ce sont les m&#234;mes entreprises, les m&#234;mes m&#233;thodes, le m&#234;me capitalisme qui exploite et opprime en France et &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on prend l'exemple de la Grande-Bretagne, en 1865 celle-ci comptait 12 inspecteurs du travail pour 3217 mines. En d'autres termes, chaque mine ne pouvait &#234;tre visit&#233;e que tous les 10 ans ! Il n'y avait alors pas de quoi se surprendre des catastrophes &#227; r&#233;p&#233;tition qui, comme en 1866 et en 1867, ont &#233;t&#233; jusqu'&#224; toucher 200 &#227; 300 ouvriers. &#171; Ce sont, comme disait Marx, les beaut&#233;s de la ''libre'' production capitaliste ! &#187; Deux semaines seulement apr&#232;s l'effondrement du Rana Plaza, un autre incendie se d&#233;clenchait dans une usine textile au Bangladesh, occasionnant la mort de huit personnes. Et il ne faut pas croire que ces catastrophes industrielles ne se produisent plus que dans les pays semi-coloniaux. Aux Etats-Unis m&#234;mes, une explosion dans une usine d'engrais chimiques du Texas faisait 14 morts et 160 bless&#233;s le 15 avril dernier, dans un pays o&#249; tous les ans les accidents au travail font plus 4000 morts. Telle est la condition ouvri&#232;re de notre &#233;poque, qui, dans l'essentiel, a bien peu chang&#233; depuis le capitalisme d&#233;crit par Marx au milieu du XIX&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise capitaliste, dans les pays centraux, et les n&#233;cessit&#233;s du march&#233; et de la division internationale du travail, dans le cas du Bangladesh et de bien de pays p&#233;riph&#233;riques, forceront toujours plus les capitalistes &#227; plonger les travailleurs dans l'enfer de l'esclavage salari&#233;. Mais au Bangladesh comme ailleurs, comme on l'a vu &#224; la suite de la trag&#233;die du Rana Plaza, les travailleurs sont aussi en capacit&#233; de riposter. Tout l'enjeu se situe au niveau de la fa&#231;on dont ils sauront reprendre r&#233;ellement l'initiative dans ce combat historique, pour briser les cha&#238;nes du salariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;08/05/13&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Samedi 26 janvier 2013, un incendie dans un atelier textile de Smart Exports Garments a occasionn&#233; la mort de sept ouvri&#232;res, dont quatre avaient &#227; peine 17 ans. Pourtant, pas plus tard qu'en novembre 2012, un incendie avait d&#233;j&#224; fait la une, tuant plus de 120 ouvriers dans une usine de neuf &#233;tages &#227; Dacca.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les commandes de l'Union Europ&#233;enne se sont &#233;lev&#233;es &#227; 8,3 milliards d'euros pour la seule ann&#233;e 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bolivie : La bureaucratie de la COB, obstacle pour la construction d'un v&#233;ritable Parti des Travailleurs</title>
		<link>https://www.estrategiainternacional.org/Bolivie-La-bureaucratie-de-la-COB-obstacle-pour-la-construction-d-un-veritable-Parti-des</link>
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		<dc:date>2013-03-25T11:51:00Z</dc:date>
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		<dc:creator> Courant Communiste R&#233;volutionnaire - Plateforme Z dans le NPA , Marc Barois</dc:creator>


		<dc:subject>Am&#233;rica Latina</dc:subject>
		<dc:subject>Movimiento Obrero</dc:subject>
		<dc:subject>Pol&#237;tica</dc:subject>
		<dc:subject>An&#225;lisis</dc:subject>
		<dc:subject>Bolivia</dc:subject>
		<dc:subject>Bolivia : Los trabajadores y la fundaci&#243;n del PT</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les 7 et 8 mars derniers, dans la ville mini&#232;re de Huanuni en Bolivie, en pr&#233;sence de 1300 d&#233;l&#233;gu&#233;s repr&#233;sentants 100 organisations diff&#233;rentes, &#233;tait fond&#233; le Parti des Travailleurs (PT).&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3460 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.estrategiainternacional.org/local/cache-vignettes/L500xH354/arton427-b65e8.jpg?1701472362' width='500' height='354' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par Marc Barois&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les 7 et 8 mars derniers, dans la ville mini&#232;re de Huanuni en Bolivie, en pr&#233;sence de 1300 d&#233;l&#233;gu&#233;s repr&#233;sentants 100 organisations diff&#233;rentes, &#233;tait fond&#233; le Parti des Travailleurs (PT). Son programme de gouvernement inclut des mesures aussi avanc&#233;es que la nationalisation sans indemnisation des hydrocarbures, des mines et de l'ensemble des ressources naturelles, l'expropriation des grandes propri&#233;t&#233;s terriennes, la nationalisation des banques, l'ouverture des livres de comptes pour que les travailleur-se-s puissent en prendre connaissance et le contr&#244;le ouvrier sur la production. Cette initiative exceptionnelle a &#233;t&#233; impuls&#233;e par la tr&#232;s combative F&#233;d&#233;ration Syndicale des Travailleurs des Mines de Bolivie (FSTM), et soutenue par les principaux dirigeants de la Centrale Ouvri&#232;re Bolivienne (COB).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La puissante centrale syndicale bolivienne, fond&#233;e au cours de la r&#233;volution de 1952, rompt ainsi avec son ancienne position de soutien &#227; Evo Morales. Ce nouveau parti, d&#233;crit comme &#171; l'Instrument Politique des Travailleurs &#187; (IPT), se donne pour but de rendre possible la construction d'une opposition de classe au gouvernement d'Evo Morales. Sa fondation, port&#233;e par un important mouvement de r&#233;flexion au sein du mouvement ouvrier bolivien, montre que des le&#231;ons ont &#233;t&#233; tir&#233;es &#227; grande &#233;chelle au sujet de ce r&#233;gime qui se revendique &#171; socialiste &#187; mais qui s'est r&#233;v&#233;l&#233; profond&#233;ment anti-populaire et anti-ouvrier depuis son arriv&#233;e au pouvoir en 2006. Evo Morales aura &#233;t&#233; le meilleur alli&#233;, au final, des patrons, des propri&#233;taires terriens et des entreprises transnationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier appartient en effet &#224; la g&#233;n&#233;ration des gouvernements pr&#233;tendument &#171; progressistes &#187; qui ont fleuri au d&#233;but des ann&#233;es 2000 en Am&#233;rique Latine. Leur r&#244;le objectif a &#233;t&#233; de recomposer des r&#233;gimes politiques alors en crise apr&#232;s une d&#233;cennie d'application brutale de plans d'ajustement structurel impos&#233;s par l'imp&#233;rialisme. Au Venezuela&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour un retour sur le r&#244;le jou&#233; par le r&#233;gime b&#226;ti par Hugo Chavez au (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, en &#201;quateur ou encore en Bolivie, ils ont &#233;t&#233; les instrument de la reconstruction d'une certaine &#171; paix sociale &#187; respectueuse de l'ordre capitaliste, gr&#226;ce &#224; l'utilisation d'une situation &#233;conomique favorable (notamment gr&#226;ce &#224; la rente p&#233;troli&#232;re) pour faire des concessions aux masses populaires. En parall&#232;le, ces r&#233;gimes faisaient en sorte de satisfaire les demandes des entreprises multinationales et de la bourgeoisie locale, tout en cherchant &#227; se pr&#233;senter comme des acteurs responsables aux yeux de l'opinion publique internationale, en se dissociant de tout &#171; radicalisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc mesurer l'importance du processus lanc&#233; par la COB, qui se propose de construire un parti des travailleurs en lien avec les syndicats, sous un gouvernement qui ne cesse de se dire &#171; progressiste &#187;, &#171; nationaliste &#187; et &#171; indig&#233;niste &#187;, et qui avait suscit&#233; un grand nombre d'illusions en son temps. Cela d&#233;montre la conscience du fait qu'apr&#232;s une d&#233;cennie de gouvernements &#171; de gauche &#187; dans la r&#233;gion, ni Evo Morales en Bolivie, ni Hugo Chavez au Venezuela, ni Rafel Correa en &#201;quateur, ni les Kirchner en Argentine n'ont su en finir avec la mis&#232;re ouvri&#232;re et paysanne, ni r&#233;soudre structurellement le probl&#232;me de l'oppression des peuples indig&#232;nes. Cela est particuli&#232;rement vrai en Bolivie, o&#249; 40% de la masse salariale ne touche m&#234;me pas le salaire minimum qui se situe autour de 110 euros, o&#249; la terre continue &#227; &#234;tre concentr&#233;e entre les mains d'une oligarchie et o&#249; le droit &#224; l'auto-d&#233;termination des peuples indig&#232;nes est rest&#233; un v&#339;u pieu malgr&#233; la nouvelle Constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e au pouvoir du MAS en 2006 avait conduit dans un premier temps &#224; la cooptation des directions des principales luttes des ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes. Mais, depuis la &#171; rebeli&#243;n fabril &#187; de 2010, soul&#232;vement des ouvriers des industries et des manufactures qui a r&#233;ussi &#227; faire abroger la r&#233;forme du code du travail et l'augmentation du prix de l'essence, Morales ne cesse de perdre peu &#227; peu sa base sociale : secteurs ouvriers, travailleurs de la sant&#233;, enseignants, mais aussi indig&#232;nes de la r&#233;gion du TIPNIS se placent de plus en plus en opposition &#227; un r&#233;gime en constante &#233;rosion politique. Le secteur le plus avanc&#233; en termes d'exp&#233;rience politique avec et contre le MAS est celui des mineurs de Huanuni. En 2003, lors du soul&#232;vement contre le gouvernement n&#233;olib&#233;ral de Sanchez de Losada, les mineurs s'&#233;taient battus dans les rues de La Paz &#224; la dynamite contre l'arm&#233;e. Puis, en 2006, des affrontements qui font plus d'une dizaine de morts ont oppos&#233; le nouveau gouvernement &#227; plus de 4000 mineurs, qui ont obtenu gain de cause et qui ont &#233;t&#233; incorpor&#233;s comme salari&#233;s de la mine nationalis&#233;e. C'est cette importante exp&#233;rience politique des mineurs de Huanuni avec le MAS qui les place aujourd'hui, &#227; travers la FSTMB, &#224; la t&#234;te du processus de fondation du Parti des Travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'autres secteurs ont aussi pris part &#227; ces discussions profondes sur la n&#233;cessit&#233; d'une expression politique propre aux travailleurs, ind&#233;pendante du MAS et de la bourgeoisie nationale. Cela s'est vu tout d'abord dans les syndicats, o&#249; les dirigeants li&#233;s au gouvernement ont souvent &#233;t&#233; &#233;vinc&#233;s des postes de pouvoir. En t&#233;moigne la d&#233;faite subie en 2010 par Pedro Montes, alli&#233; du gouvernement et secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la COB, qui perdit son poste lors du XVe congr&#232;s de la grande centrale syndicale. Cette derni&#232;re actait ainsi sa rupture avec Evo Morales. Il faut en outre rappeler que l'initiative de l'IPT date d'il y a plusieurs ann&#233;es, et que c'est la direction de Pedro Montes qui avait frein&#233; le processus des quatre fers en raison de ses compromissions et de sa soumission au gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'est gagn&#233; d'avance n&#233;anmoins, et la construction du PT reste un grand d&#233;fi pour notre classe en Bolivie, puisqu'il reste jusqu'aujourd'hui dans la COB des &#233;l&#233;ments li&#233;s au MAS qui cherchent &#227; &#233;touffer cette dynamique. Une partie de la direction de la centrale veut &#171; un parti comme le PT de Lula &#187;, c'est-&#224;-dire un parti &#233;lectoraliste qui leur permette de mieux n&#233;gocier des miettes avec le gouvernement, de continuer &#227; faire des accords avec le MAS et de marginaliser les tendances d'extr&#234;me gauche. Mais la pr&#233;sence de dirigeants conciliateurs ou opportunistes &#224; la direction du PT ne doit pas emp&#234;cher les r&#233;volutionnaires d'intervenir dans ce ph&#233;nom&#232;ne qui peut signifier un grand changement politique pour le mouvement ouvrier bolivien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, des luttes politiques importantes se sont jou&#233;es au sein des syndicats et entre les organisations participantes aussi bien en amont que pendant la conf&#233;rence de fondation, contre la bureaucratie soumise au MAS qui cherchait &#227; entraver chaque &#233;tape du processus. Ceci a culmin&#233; au sein de la conf&#233;rence, quand le MAS a voulu emp&#234;cher que des dirigeants syndicaux occupent des postes de direction dans le PT, au motif d'une pr&#233;tendue et soudaine &#171; ind&#233;pendance syndicale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, pour lutter contre les tendances r&#233;formistes et &#233;lectoralistes au sein du PT bolivien, il ne suffira pas d'invoquer les principes abstraits du syndicalisme r&#233;volutionnaire. La cl&#233; consiste en ce que l'avant-garde issue des nombreuses luttes de la derni&#232;re p&#233;riode s'approprie v&#233;ritablement l'initiative de l'IPT, qu'elle avance dans l'organisation consciente de son ind&#233;pendance politique vis-&#224;-vis du MAS, de l'&#201;tat bourgeois bolivien et des institutions r&#233;pressives, et qu'elle d&#233;fende une pleine d&#233;mocratie au sein du nouveau PT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cent refus du gouvernement d'augmenter le salaire minimum &#224; la hauteur des vrais besoins de la population devrait permettre de mettre &#224; l'&#233;preuve cette nouvelle direction et le nouveau parti, en faisant le lien entre revendications &#233;conomiques et perspectives politiques. Le processus qui vient de permettre la cr&#233;ation du nouveau parti, qui suscite l&#233;gitimement de grands espoirs, doit ainsi se parachever dans le feu de la lutte de classes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19/03/13&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour un retour sur le r&#244;le jou&#233; par le r&#233;gime b&#226;ti par Hugo Chavez au Venezuela, voir, dans ce num&#233;ro, la d&#233;claration des camarades de la Ligue des Travailleurs pour le Socialisme &#224; la suite de la mort du l'ex-leader.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lepaon, apr&#232;s Thibault : les bureaucrates se suivent m&#234;me s'ils ne se ressemblent pas</title>
		<link>https://www.estrategiainternacional.org/Lepaon-apres-Thibault-les-bureaucrates-se-suivent-meme-s-ils-ne-se-ressemblent-pas</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.estrategiainternacional.org/Lepaon-apres-Thibault-les-bureaucrates-se-suivent-meme-s-ils-ne-se-ressemblent-pas</guid>
		<dc:date>2012-11-26T19:30:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Courant Communiste R&#233;volutionnaire - Plateforme Z dans le NPA , Marc Barois</dc:creator>


		<dc:subject>Europa</dc:subject>
		<dc:subject>Movimiento Obrero</dc:subject>
		<dc:subject>An&#225;lisis</dc:subject>
		<dc:subject>Francia</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La presse bourgeoisie s'en est donn&#233; &#227; c&#339;ur joie. Aucun titre n'a &#233;t&#233; en reste pour moquer la crise de succession &#224; la t&#234;te de la CGT. A travers l'affaire Thibault-Lepaon, les journalistes n'ont pas perdu une occasion pour tourner en d&#233;rision et en ridicule dans leur ensemble les militants syndicalistes et les travailleurs syndiqu&#233;s qui, eux, luttent r&#233;ellement pour les int&#233;r&#234;ts de leur classe. Compl&#232;tement d&#233;poss&#233;d&#233;e du d&#233;bat et de la d&#233;signation du nouveau dirigeant de la CGT, la base a regard&#233; tout cela de loin. Qu'en est-il, donc, de cette succession entre bureaucrates sous la forme d'un cafouillage ?&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3246 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.estrategiainternacional.org/local/cache-vignettes/L500xH358/12-11-25-lepaon-et-thibault-sur-le-site-de-Cormelles-le-Royal-pendant-la-lutte-des-Moulinex-en-sept-2001-68bb6.jpg?1701472362' width='500' height='358' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;par Marc Barois&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{{}}&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La presse bourgeoisie s'en est donn&#233; &#227; c&#339;ur joie. Aucun titre n'a &#233;t&#233; en reste pour moquer la crise de succession &#224; la t&#234;te de la CGT. A travers l'affaire Thibault-Lepaon, les journalistes n'ont pas perdu une occasion pour tourner en d&#233;rision et en ridicule dans leur ensemble les militants syndicalistes et les travailleurs syndiqu&#233;s qui, eux, luttent r&#233;ellement pour les int&#233;r&#234;ts de leur classe. Compl&#232;tement d&#233;poss&#233;d&#233;e du d&#233;bat et de la d&#233;signation du nouveau dirigeant de la CGT, la base a regard&#233; tout cela de loin. Qu'en est-il, donc, de cette succession entre bureaucrates sous la forme d'un cafouillage ? &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(Lepaon et thibault sur le site de Cormelles-le-Royal pendant la lutte des Moulinex en septembre 2001)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Le 16 octobre, la Commission ex&#233;cutive (direction &#233;largie) de la CGT avait d&#233;j&#224; choisi Thierry Lepaon comme successeur de Bernard Thibault &#224; la t&#234;te du syndicat. Le choix a &#233;t&#233; confirm&#233; le 6 novembre, au lendemain de la remise du rapport Gallois, par Le Comit&#233; Conf&#233;d&#233;ral National &#224; la quasi-unanimit&#233;, mettant fin &#227; un mauvais roman-photo de plusieurs semaines au cours desquelles Thibault a &#233;t&#233; mis en minorit&#233; par l'appareil de la centrale de Montreuil et les f&#233;d&#233;rations : Nadine Prigent, sa candidate, puis Agn&#232;s Naton, ont &#233;t&#233; &#233;cart&#233;es ; Eric Aubin, le &#171; monsieur retraite &#187; de la CGT en profitant pour se faufiler ; et enfin Lepaon, finissant par tirer les marrons du feu. On croirait assister &#227; un conseil d'administration &#227; couteaux tir&#233;s chez les Bettencourt et non &#227; une discussion autour de la direction de ce qui est encore aujourd'hui de la plus grosse conf&#233;d&#233;ration syndicale en France. Il n'y a bien que &lt;i&gt;L'Humanit&#233; &lt;/i&gt; pour affirmer, alors que la crise entre bureaucrates battait son plein avant les grandes vacances, qu'il n'y avait pas de &#171; d&#233;chirement strat&#233;gique &#187; mais plut&#244;t une &#171; unit&#233; presque parfaite &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Crise de succession &#224; la CGT &#187;, L'Humanit&#233;, 01/06/12.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; du syndicat dans tout le processus. &#171; Unit&#233; presque parfaite &#187;, c'est &#227; v&#233;rifier. Mais pour ce qui est de &#171; l'unit&#233; strat&#233;gique &#187;, ou en tout cas de la convergence de vues, au final, sur les grands dossiers, &lt;i&gt;L'Huma&lt;/i&gt; n'est pas loin de la v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{{}}&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{{}}&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;Prigent versus Aubin : ligne dure contre ligne molle ? &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;{{}}&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Lors de la premi&#232;re phase de &#171; d&#233;bats &#187;, on avait vu l'affrontement entre Nadine Prigent, candidate soutenue par Thibault, et Eric Aubin, repr&#233;sentant une aile plus &#171; moderniste &#187; dans le syndicat d&#233;fendant la ligne d'une CGT plus coulante dans les n&#233;gociations avec le gouvernement socialiste et plus &#171; ouverte &#187; avec les partenaires sociaux, &#227; savoir le Medef et le patronat. Pas compliqu&#233;, dans ce cadre, de faire apparaitre Prigent comme l'aile la plus &#171; raide &#187; de la conf&#233;d&#233;ration comme avait plaisir &#224; la pr&#233;senter la presse, ce qu'elle ne reniait pas. Mais il ne faut pas oublier que si Aubin a longtemps en charge des retraites &#224; la CGT (avec les reculades et les d&#233;dits que l'on sait), c'est Prigent qui repr&#233;sentait &#224; l'automne 2010 la centrale au sein de l'Intersyndicale, responsable en ce sens de la fa&#231;on dont la CGT a, pour le coup, r&#233;solument, bloqu&#233; la pouss&#233;e vers la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale contre la r&#233;forme Woerth et contre le gouvernement Sarkozy. Comme &#224; la SNCF, o&#249; un train peut en cacher un autre, &#224; la CGT aussi, un bureaucrate peut en cacher un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Si la succession a &#233;t&#233; aussi compliqu&#233;e, c'est qu'au sein de la direction de la CGT aussi, on s'interrogeait sur la fa&#231;on dont les contre-r&#233;formesqu'Hollande s'appr&#234;te &#227; faire passer seront discut&#233;es. Comme au sein du gouvernement, les couacs et les cafouillages (renforc&#233;es dans la CGT par le caract&#232;re extr&#234;mement bureaucratique de sa direction) recouvraient un d&#233;bat plus large sur le calendrier et la fa&#231;on dont le syndicat allait se positionner dans le cadre du &#171; dialogue &#187; social et des n&#233;gociations avec le patronat et le gouvernement : de fa&#231;on un peu plus &#171; raide &#187; ou un peu plus &#171; souple &#187;, mais en tout &#233;tat de cause dans le cadre du &#171; compromis historique &#187; qu'Hollande appelle de ses v&#339;ux. Dans le cadre d'une totale absence de d&#233;mocratie interne, de guerre de cliques, de rapports bureaucratiques et enkyst&#233;s, les militants de base ont &#233;t&#233; compl&#232;tement d&#233;poss&#233;d&#233;s des discussions internes pour qu'au final ce soit un autre &#171; r&#233;novateur &#187;, Lepaon, qui soit nomm&#233; &#224; la derni&#232;re heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; {} &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; {} &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;Qui est Thiery Lepaon ?&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;{{}}&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;La crise de succession s'est finalement d&#233;nou&#233;e lorsque Thibault a propos&#233; lui-m&#234;me Lepaon, ancien syndicaliste chez Moulinex, membre du Conseil &#233;conomique, social et environnemental (CESE) et accessoirement membre d'un club de r&#233;flexion o&#249; se retrouvent patrons, DRH, syndicalistes, le tr&#233;sorier de la CFDT et quelques francs-ma&#231;ons. Certains opposants &#227; sa candidature se sont plaints du &#171; manque de clart&#233; &#187; de son projet. Mais il ne suffit pas d'attendre les premi&#232;res &#233;preuves de la lutte de classes pour savoir quel type de Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral sera Thiery Lepaon.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;En mai on parlait assez peu de celui qui est d&#233;sormais &#224; la t&#234;te de la CGT. Comment a-t-il pu se propulser aussi vite &#224; la t&#234;te de la conf&#233;d&#233;ration ? Bien inform&#233;, &lt;i&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/i&gt; soulignait que &#171; rien ne vaut de bons r&#233;seaux. Thierry Lepaon n'a jamais pris part &#224; la guerre de succession qui secoue la CGT depuis des mois [ce qui est une parfaite contre-v&#233;rit&#233;, mais la presse bourgeoise pr&#233;pare le terrain&#8230;]. Mais il a un bon carnet d'adresses. En tant que pr&#233;sident du groupe CGT au CESE, il a su cultiver depuis deux ans les contacts importants. R&#233;sultat, deux personnes, tr&#232;s influentes aupr&#232;s [de] Bernard Thibault, lui ont gliss&#233; son nom &#224; l'oreille : Maryse Dumas, ex num&#233;ro 2 de la CGT, aujourd'hui membre du CESE, et Pierre Ferracci, pr&#233;sident de la soci&#233;t&#233; Alpha, un groupe qui accompagne les comit&#233;s d'entreprise et conseille les employeurs lors des plans sociaux &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Thierry Lepaon, le nouveau Bernard Thibault &#187;, Le Nouvel Observateur, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Tout un programme donc.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Aussit&#244;t &#233;lu successeur, &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt; a pr&#233;sent&#233; le nouveau secr&#233;taire comme quelqu'un qui a toujours &#233;t&#233; un &#171; farouche adversaire &#187; des accords de comp&#233;titivit&#233;-emploi. Qu'il soit &#171; farouche &#187;, c'est &#227; prouver. En revanche, il n'est en rien &#171; adversaire &#187; de la bien mal nomm&#233;e &#171; modernisation sociale &#187;. Tout son parcours de bureaucrate est l&#224; pour en t&#233;moigner. Fid&#232;le &#224; la ligne de Montreuil comme avant &#227; celle de Moscou, &lt;i&gt;L'Huma&lt;/i&gt; pr&#233;sente Lepaon comme un &#171; militant de terrain dans le secteur priv&#233;, mais aussi dans la ligne politique de Bernard Thibault &#187;&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; CGT : Thierry Lepaon choisi pour succ&#233;der &#227; Thibault &#187; L'Humanit&#233;, 16/10/12.&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Certes Lepaon est encart&#233; au PCF comme Thibault avant lui. Mais c'est plus globalement une m&#234;me ligne qu'ils d&#233;fendent, par-del&#224; les modalit&#233;s &#227; travers lesquelles ils le font : maintien du dialogue, de la n&#233;gociation et de l'appui, en derni&#232;re instance, au gouvernement Hollande, &#224; l'image du Front de Gauche, qui continue &#227; se situer dans la &#171; construction &#187; et non dans &#171; l'opposition &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Lepaon collectionne &#233;galement les louanges du c&#244;t&#233; du Medef. Son ancien patron le consid&#232;re comme &#171; un pragmatique, un syndicaliste de haut vol &#187;. On comprend mieux, avec cela, la d&#233;faite de la lutte des Moulinex. Mais il a &#233;galement l'honneur d'&#234;tre consid&#233;r&#233; comme &#171; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;un interlocuteur fiable et s&#233;rieux pour les pouvoirs publics &#187; par Raymond Soubie, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy. C'est d'ailleurs ce dernier qui a sauv&#233; la vice-pr&#233;sidence de la CGT du CESE, quand Lepaon a failli se faire expulser. C'est dans cette institution, qui se veut un des &#171; conseillers du gouvernement &#187;, qu'il a tiss&#233; des liens privil&#233;gi&#233;s avec des repr&#233;sentants du patronat fran&#231;ais et o&#249; il a activement particip&#233; aux discussions sur la privatisation des chemins de fer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{{}}&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{{}}&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;Une CGT de bureaucrates ou un syndicat lutte de classes ?&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;{{}}&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Dans les ann&#233;es 1930, Trotsky affirmait que les syndicats peuvent servir de courroies de transmission du capitalisme pour discipliner les ouvriers et faire obstacle &#224; leur insubordination, voire m&#234;me emp&#234;cher les r&#233;volutions, soit, au contraire, se transformer en de v&#233;ritables instruments au service du prol&#233;tariat et du mouvement ouvrier. En France, la bureaucratie syndicale de la CGT comme ses partenaires europ&#233;ens de la CGIL en Italie, de la CGTP au Portugal ou de la FGTB en Belgique, cherche &#227; faire pression sur le gouvernement afin qu'il &#171; assouplisse &#187; les mesures d'aust&#233;rit&#233; (ou en France les accords de comp&#233;titivit&#233; ou de r&#233;forme du march&#233; du travail) sans pr&#233;parer un v&#233;ritable plan de bataille qui soit &#224; la hauteur de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Lepaon n'est ni pire ni mieux que Thibault. Prigent n'aurait &#233;t&#233; pas meilleure. Sans m&#234;me parler d'Aubin. La CGT, aujourd'hui, est dirig&#233;e par des bureaucrates qui sont plus int&#233;ress&#233;s par le r&#244;le qu'ils auront &#227; jouer dans le &#171; compromis histoirique &#187; que Hollande appelle de ses v&#339;ux que par la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des travailleuses, des travailleurs et de la jeunesse. Cela ne remonte pas &#227; hier, certes, mais la tendance va en s'aggravant. Pour les &#233;quipes syndicales combatives, pour les militant-e-s de terrain, pour les travailleurs-ses, les employ&#233;-e-s, les salari&#233;-e-s qui n'entendent pas que le gouvernement et le patronat leur marchent sur la t&#234;te, une chose est sure en tout cas : ce n'est pas du c&#244;t&#233; de la nouvelle direction de Montreuil qu'il faudra se tourner pour chercher un alli&#233;. C'est par la mobilisation et la coordination qu'on r&#233;ussira &#227; faire reculer ceux qui veulent nous faire payer la crise. C'est aussi par la mobilisation et la coordination par en bas qu'on r&#233;ussira &#227; reconstruire un syndicat lutte de classes au service du monde du travail et des classes populaires en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13/11/12.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Crise de succession &#224; la CGT &#187;,&lt;i&gt; L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, 01/06/12.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Thierry Lepaon, le nouveau Bernard Thibault &#187;,&lt;i&gt; Le Nouvel Observateur&lt;/i&gt;, 16/10/12.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; CGT : Thierry Lepaon choisi pour succ&#233;der &#227; Thibault &#187;&lt;i&gt; L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, 16/10/12.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="pt_br">
		<title>Imponente jornada de greve contra a reforma das aposentadorias na Fran&#231;a</title>
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		<dc:date>2010-09-10T17:28:13Z</dc:date>
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		<dc:language>pt_br</dc:language>
		<dc:creator>Ciro Tappeste, Marc Barois</dc:creator>


		<dc:subject>Europa</dc:subject>
		<dc:subject>Movimiento Obrero</dc:subject>
		<dc:subject>An&#225;lisis</dc:subject>
		<dc:subject>Crisis capitalista mundial</dc:subject>
		<dc:subject>Francia</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Um total de 2 a 3 milh&#245;es de trabalhadores se manifestaram em toda a Fran&#231;a na ocasi&#227;o da jornada de greve convocada pelas centrais sindicais contra a impopular (al&#233;m de antipopular) projeto de reforma das aposentadorias que o governo Sarkozy pretende impor.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.estrategiainternacional.org/Articulos-en-portugues" rel="directory"&gt;Art&#237;culos en portugu&#233;s&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.estrategiainternacional.org/Europa" rel="tag"&gt;Europa&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.estrategiainternacional.org/Movimiento-Obrero" rel="tag"&gt;Movimiento Obrero&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.estrategiainternacional.org/Analisis" rel="tag"&gt;An&#225;lisis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.estrategiainternacional.org/Crisis-capitalista-mundial" rel="tag"&gt;Crisis capitalista mundial&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.estrategiainternacional.org/Francia-115" rel="tag"&gt;Francia&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pouco se movia na Fran&#231;a, em 7/9, salvo as imponentes colunas de grevistas que invadiram as ruas e pra&#231;as das principais cidades do pa&#237;s, at&#233; as menos acosumadas das marchas sindicais: desde 20.000 pessoas em Brest, porto do Oeste de Bretanha, at&#233; 200.000 em Marselha, do outro lado do pa&#237;s, na costa mediterr&#226;nea, passando por v&#225;rias centenas de milhares na capital onde se organizaram dois itiner&#225;rios distintos para permitir aos manifestantes desfilar. Enquanto a marcha estava convocada para as 14 horas, &#225;s 18 horas sa&#237;am as &#250;ltimas colunas da Pra&#231;a da Rep&#250;blica, mostrando a quantidade de trabalhadores de toda a regi&#227;o parisiense que haviam se movimentado para a manifesta&#231;&#227;o. Um total de 2 a 3 milh&#245;es de trabalhadores se manifestaram em toda a Fran&#231;a na ocasi&#227;o da jornada de greve convocada pelas centrais sindicais contra a impopular (al&#233;m de antipopular) projeto de reforma das aposentadorias que o governo Sarkozy pretende impor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Como j&#225; antecipavam as colunas de manifestantes nas cidades do interior que se manifestavam durante a manh&#227; e entre as quais se encontravam tanto trabalhadores do setor privado quanto estatais, a greve paralisou todos os setores da economia, desde as empresas mais importantes at&#233; as pequenas e m&#233;dias empresas em muitos lugares. Nos correios (La Postle), em processo de privatiza&#231;&#227;o, a mesma dire&#231;&#227;o reconheceu que ao menos um quarto dos trabalhadores havia acatado o chamado da greve. A metade entre ferrovi&#225;rio da SNCF (empresa nacional de ferrovi&#225;rios), apesar de que haviam sa&#237;do sumariamente debilitados de um duro conflito em abril. 60% dos professores haviam paralisado segundo a dire&#231;&#227;o de seu principal sindicato, o SNUIPP, e entre um ter&#231;o e a metade dos trabalhadores de France T&#233;l&#233;com.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apesar das tradicionais diferen&#231;as entre os dados comunicados pelo governo aos das centrais sidicais, a jornada de ter&#231;a feira registrou 40% a mais de manifestantes em rela&#231;&#227;o &#227; jornada de greve anterior contra a reforma das aposentadorias organizada antes das f&#233;rias de ver&#227;o na Fran&#231;a, em 24 de junho. O &#250;nico dado a favor do governo: a escassa presen&#231;a de estudantes na marcha, um dos temores de Sarkozy, que havia sido Ministro do Interior durante as marchas contra o CPE (Contrato do Primeiro Emprego) de 2006. Isso se deve, em parte, ao fato das aulas ainda n&#227;o terem come&#231;ado nas universidades. Muita raiva contra o governo, muito mais que em junho como demonstravam as bandeiras e cantos nas marchas. Isso se deve n&#227;o somente ao car&#225;ter injusto e antioper&#225;rio da reforma das aposentadorias, mas tamb&#233;m a quest&#245;es de condi&#231;&#245;es de trabalho, etc, que sentem cada vez mais agudamente os trabalhadores tanto do setor privado como p&#250;blico. E se as marchas de 7/9 foram, segundo os dados da CGT, mais importantes que durante aos auges de 1995 e 2003, ainda s&#227;o menores em rela&#231;&#227;o aos do ano passado. Uma diferen&#231;a substancial que d&#225; &#227; jornada de 7/9 uma tonalidade particular e uma potencialidade in&#233;dita &#233; o fator da profunda crise governamental na qual est&#227;o envolvidos Sarkozy e seus ministros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sarkozy, quanto mais debilitado pelos esc&#226;ndalos mais aferrado &#227; sua reforma&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201; essencial analisar a raiva expressa nas colunas com a seq&#252;&#234;ncia de esc&#226;ndalos que manchou o governo nos &#250;ltimos meses. O mais profundo e que est&#225; debilitando o governo &#233; o paradigm&#225;tico caso Woerth-Bettncourt. Suspeita-se da mulher mais rica da Fran&#231;a e herdeira da L'Or&#233;al por ter financiado ilicitamente a UMP, o partido de Sarkozy. O atual ministro do trabalho, Eric Woerth, art&#237;fice da reforma das aposentadorias est&#225; envolvido no esc&#226;ndalo Bettencourt, tanto como ex ministro das finan&#231;as, j&#225; que haveria coberto a fraude fiscal de Bettencourt, a t&#237;tulo pessoal, tendo sido sua esposa uma das principais colaboradoras da herdeira.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esse clima tenso para a direita e no governo e para o pr&#243;prio Sarkozy &#233; perigosamente alimentado e aproveitado por distintos setores da burguesia que discordam em rela&#231;&#227;o aos ritmos e intensidades com a qual necessitam levar adiante as contrareformas em um contexto de pesada crise econ&#244;mica. Isso se demonstra claramente com os ex-primeiro ministro de Chirac, Jupp&#233;, Raffarin e Villepen que n&#227;o perdem chance de criticar o presidente no marco da crise aberta no seio da direita com vistas &#225;s elei&#231;&#245;es presidenciais de 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frente aos esc&#226;ndalos que aparecem dia ap&#243;s dia, Sarkozy n&#227;o s&#243; n&#227;o pode retroceder em rela&#231;&#227;o &#227; reforma das aposentadorias, uma de suas grandes promessas de &#8220;ruptura do status quo atual franc&#234;s&#8221; feita &#227; patronal antes de assumir em 2007. Durante todo o ver&#227;o tentou distrair a opini&#227;o p&#250;blica dos problemas mais urgentes do pa&#237;s lan&#231;ando uma campanha racista e xen&#243;foba, em particular usando os ciganos franceses e imigrantes da Europa do Leste como bodes expiat&#243;rios.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A tosca opera&#231;&#227;o revelou ser contraproducente como demonstraram as importantes manifesta&#231;&#245;es antiracistas organizadas em 200 cidades em 4/9 contra a pol&#237;tica do governo. Demonstra-se tamb&#233;m pela taxa de popularidade de Sarkozy. As &#250;ltimas pesquisas indicam que o presidente franc&#234;s possui somente 30% de apoio entre a opini&#227;o p&#250;blica, n&#237;vel ineditamente baixo desde sua elei&#231;&#227;o em 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enquanto isso, entre os trabalhadores e os setores populares, o descontentamento cresceu. Por mais que tenha arrefecido as ondas de demiss&#245;es, o desemprego alcan&#231;a hoje 9,3% enquanto o governo continua com os cortes ao setor p&#250;blico (Sa&#250;de, Educa&#231;&#227;o etc), ataques ao sal&#225;rio indireto e as perspectivas de voltar a dar continuidade ao crescimento econ&#244;mico ainda est&#227;o distantes. Notou-se, entretanto, uma mudan&#231;a not&#225;vel no estado de &#226;nimo em rela&#231;&#227;o &#227; reforma das aposentadorias. Se h&#225; pouco tempo a maioria dos franceses consideravam essas reformas necess&#225;rias ainda que injustas, passado poucas semanas e o aprofundamento da crise governamental, os trabalhadores a tomam cada vez menos como uma fatalidade e vem a necessidade de opor-se ao governo. Estas s&#227;o algumas das principais raz&#245;es do &#234;xito da jornada de 7/9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Press&#227;o da base e &#234;xito das marchas de 07/09&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Este esp&#237;rito &#233; o que se plasmou nos distintos setores, tradicionalmente mais mobilizados, que come&#231;aram a exercer uma press&#227;o real sobre as dire&#231;&#245;es sindicais. Estas, em um primeiro momento, vacilaram em se opor rotundamente ao projeto de reforma, em base ao err&#244;neo argumento demogr&#225;fico repisado pelos meios, o governo e retomado pelos mais direitistas, come&#231;ando pela Confedera&#231;&#227;o Francesa de Trabalhadores (CFDT) de Ch&#233;r&#232;que: ao ter se estendido a expectativa de vida seria normal trabalhar mais tempo... para o maior proveito na realidade da patronal e do Estado.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O argumento n&#227;o colou naqueles setores que mais sofrem a pol&#237;tica governamental, como os docentes, por exemplo entre os quais se anuncia para esse ano 16.000 supress&#245;es de postos de trabalho. Da&#237; a raz&#227;o pela qual a paralisa&#231;&#227;o se estendeu por 48 horas entre os professores secundaristas, come&#231;ando em 06/09, ainda que a taxa de participa&#231;&#227;o este dia n&#227;o foi muito alta. Era a primeira vez em 40 anos que o SNES, principal for&#231;a sindical entre os professores secundaristas, chamava a dois dias seguidos de greve, mais ainda logo ap&#243;s reiniciar o ano escolar, estando mais da metade dos professores em greve no 07/09.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Em outros setores, os trabalhadores impuseram que suas dire&#231;&#245;es j&#225; n&#227;o reivindicassem &#8220;uma reforma mais justa&#8221;, como era o caso at&#233; agora da ala direita dos sindicatos (CFDT e UNSA) e at&#233; em certo sentido da mesma CGT, sen&#227;o, ao menos em palavras, &#8220;a retirada da reforma&#8221;, reivindicada hoje em dia j&#225; n&#227;o s&#243; pela confedera&#231;&#227;o Force Ouvriere (FO) e por Sud-Solidaires sen&#227;o tamb&#233;m por v&#225;rios sindicatos do ramo da CGT ou da FSU (estatais).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Os an&#250;ncios cosm&#233;ticos de Sarkozy para justificar sua intransig&#234;ncia&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ante o car&#225;ter contundente das marchas, em 08/09 o presidente anunciou no Conselho de Ministros uma s&#233;rie de retoques menores ao projeto de lei que entrou ontem no Parlamento para que o discutam os deputados. Estas modifica&#231;&#245;es j&#225; tinham sido prenunciadas e n&#227;o modificam substancialmente o conte&#250;do da reforma. Se trata de medidas cosm&#233;ticas que n&#227;o colocam em discuss&#227;o a base mesma da reforma. Com raz&#227;o. Com a quest&#227;o das aposentadorias Sarkozy sabe perfeitamente que um retrocesso de sua parte implicaria uma derrota pol&#237;tica central para a UMP e questionaria sua capacidade de se candidatar de novo em 2012. Mas fundamentalmente, e disso est&#227;o bem conscientes tanto os burocratas sindicais como a oposi&#231;&#227;o parlamentaria de centro-esquerda, um desenvolvimento maior das mobiliza&#231;&#245;es j&#225; n&#227;o s&#243; poderia ressuscitar o espectro das greves de novembro e dezembro de 95, sen&#227;o que colocaria em quest&#227;o a viabilidade do governo e do mesmo Sarkozy (e j&#225; n&#227;o s&#243; de um Jupp&#233;, premier de Chirac em 1995) em um contexto de profunda crise econ&#244;mica, elemento ausente a meados dos anos 90.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A estrat&#233;gia da burocracia sindical, o principal obst&#225;culo ao desenvolvimento da greve e ao triunfo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ante a intransig&#234;ncia governamental e a import&#226;ncia da greve, as dire&#231;&#245;es sindicais tamb&#233;m tiveram que modificar parcialmente seus planos, sem alterar nem um pouco sua estrat&#233;gia, que &#233; o principal obst&#225;culo ao desenvolvimento de uma verdadeira luta contra o governo de Sarkozy. Sob a press&#227;o direitista da CFDT e UNSA, nos corredores da burocracia se falava da possibilidade de uma marcha de descompress&#227;o sem greve no s&#225;bado 18/09 junto com um chamado simb&#243;lico a somar-se &#227; paralisa&#231;&#227;o europ&#233;ia de 29/09, quer dizer, uma vez aprovada a lei pelo Parlamento e antes de sua discuss&#227;o no Senado. Frente &#227; press&#227;o das bases as dire&#231;&#245;es sindicais reunidas em 08/09 em Intersindical terminaram adotando, sem o apoio da FO (ainda que mantenham a unidade de a&#231;&#227;o) e de Sud-Solidaries, um chamado a uma nova jornada de paralisa&#231;&#227;o para a quinta-feira 23/09.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A burocracia sindical, encabe&#231;ada pela CGT e Thibault, preferiu ceder em rela&#231;&#227;o &#227; forma da pr&#243;xima a&#231;&#227;o de for&#231;a, convocando a uma greve e j&#225; n&#227;o a uma mera marcha em um s&#225;bado, postergando, no entanto suficientemente seu chamado para obstaculizar a aqueles setores que ao menos amea&#231;avam em palavras a lan&#231;ar-se em uma paralisa&#231;&#227;o mais dura por tempo inderteminado nos pr&#243;ximos dias. No entanto, entre os ferrovi&#225;rios a maioria dos sindicatos, inclusive a CFDT-FGAAC, sinalizava lan&#231;ar-se j&#225; &#227; greve a partir de 14/09. &#201; mais, em algumas regi&#245;es (Champagne, Lorena e Sudoeste), muitos dep&#243;sitos ferrovi&#225;rios permaneceram vazios em 08/09. Docentes de varias localidades da periferia parisiense e da mesma capital reunidos em assembl&#233;ia colocavam por sua parte em se lan&#231;ar &#227; a&#231;&#227;o com ou sem os sindicatos a partir da semana de 13/09. Desde este ponto de vista, a orienta&#231;&#227;o da Intersindical &#233; mais que clara: evitar a todo custo todo tipo de a&#231;&#227;o que v&#225; mais al&#233;m de sua estrat&#233;gia de press&#227;o sobre a reforma, buscando uma negocia&#231;&#227;o sobre seus pontos mais irritante, mas aceitando a necessidade da mesma, que lhe permita lavar a cara, diferente da CFDT que afundou sindicalmente depois de seu papel conciliador na luta contra as contra-reformas da aposentadoria na administra&#231;&#227;o p&#250;blica de 2003. Neste marco &#233; chamativo notar como o quadro pol&#237;tico se simplificou nos &#250;ltimos dias. Os dois protagonistas centrais do tradicional tabuleiro pol&#237;tico j&#225; n&#227;o s&#227;o o governo e a oposi&#231;&#227;o de centro-esquerda encabe&#231;ada pelo Partido Socialista (PS) que, de passagem seja dito, depois de ter defendido a id&#233;ia de um incremento da idade de aposentadoria a 62 anos passou nas &#250;ltimas horas a exigir voltar a discutir por completo a reforma, para n&#227;o ficar ultrapassado do todo da magnitude da paralisa&#231;&#227;o de 07/09. J&#225; n&#227;o &#233; o PS o que ocupa o centro do cen&#225;rio pol&#237;tico com Sarkozy, como em 2003 e 2006, mas os sindicatos, come&#231;ando pela CGT. Seu secret&#225;rio geral Bernard Thibault bem sabe que detr&#225;s da potencialidade da greve de 07/09 est&#225; o espectro de 95 que quer conjurar a todo custo. Colocaria em perigo o mesmo jogo institucional cuja defesa est&#225;, em &#250;ltima e em primeira inst&#226;ncia, inteiramente preparada.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A extrema esquerda francesa, entre passividade e seguidismo &#227; burocracia&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ante semelhante panorama, lamentavelmente a extrema esquerda francesa uma vez mais n&#227;o est&#225; &#227; altura do enorme desafio colocado. Tanto a Lutte Ouvri&#232;re (LO) como o Novo Partido Anticapitalista (NPA) colocam antes e depois de 07/09 que a chave &#233; realizar uma mobiliza&#231;&#227;o massiva e que um s&#243; dia de greve n&#227;o basta para fazer retroceder o governo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No entanto nem as dire&#231;&#245;es da LO nem do NPA colocam seriamente como fazer avan&#231;ar a rela&#231;&#227;o de for&#231;as existente e suas potencialidades ante o obst&#225;culo imposto pela estrat&#233;gia da burocracia. &#8220;Depois do &#234;xito de 7 de setembro, amplificar e desenvolver a a&#231;&#227;o&#8221; coloca o editorial da LO assinado por Arlette Laguiller (&lt;a href=&#034;http://www.lutte-ouvriere-journal.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.lutte-ouvriere-journal.org&lt;/a&gt;). Nada diz no entanto de como dar uma luta para superar o obst&#225;culo que &#233; o controle do movimento pela burocracia sindical. Para a LO, os trabalhadores teriam que mobilizar-se como se esta n&#227;o existisse. A dire&#231;&#227;o do NPA coloca por sua vez que &#8220;tem que prosseguir com a din&#226;mica, apoiar-se nas novas jornadas anunciadas pela Intersindical nacional e as Intersindicais locais para estruturar a luta em todo o territ&#243;rio na maior quantidade poss&#237;vel de setores. (...) &#201; necess&#225;rio que o movimento se amplifique, se potencialize e se generalize&#8221; (&lt;a href=&#034;http://www.npa2009.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.npa2009.org&lt;/a&gt;). Como? Nem uma palavra sobre isso. Estas organiza&#231;&#245;es tentam extremamente n&#227;o se chocar com a burocracia assinalando o &#250;nico caminho que pode levar &#227; vit&#243;ria, isto &#233; a prepara&#231;&#227;o da greve geral pol&#237;tica contra Sarkozy e seu plano, paralisando o pa&#237;s indefinidamente inclusive o setor privado que n&#227;o vai entrar decisivamente no movimento se n&#227;o v&#234; uma luta pela que valha a pena lutar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Para que semelhante perspectiva se concretize deveria se combinar a luta pelo prosseguimento da greve por tempo indeterminado nos setores mais avan&#231;ados &#8211; antes assinalados &#8211; com uma exig&#234;ncia clara &#225;s dire&#231;&#245;es sindicais que se mostram opositoras a Sarkozy para que se pronunciem em rela&#231;&#227;o &#227; necessidade de um movimento duro, a &#250;nica forma de fazer retroceder o governo, como em 1995 com Jupp&#233; e em 2006 com Villepin. Ao mesmo tempo deveria denunciar as artimanhas da burocracia, que consistem em negociar aspectos parciais e postergar o m&#225;ximo poss&#237;vel o chamado a uma nova paralisa&#231;&#227;o para permitir que passa a reforma. Este n&#227;o &#233; o caminho que empreendem as duas principais organiza&#231;&#245;es de extrema esquerda francesa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No entanto h&#225; militantes da LO e do NPA, sindicalistas combativos, que est&#227;o se comprometendo localmente na constru&#231;&#227;o de coordenadoras, setoriais ou interprofissionais. Ainda s&#227;o embrion&#225;rias, mas servem para juntar for&#231;as e avan&#231;ar a id&#233;ia de greve por tempo indeterminado, retomando o exemplo das &#8220;interprofissionais&#8221; de 95. Em vez de se contentar com invocar a necessidade do &#8220;tous ensemble&#8221; (todos juntos) sem atuar concretamente nesse sentido, o que significa em &#250;ltima inst&#226;ncia fazr seguidismo &#227; dire&#231;&#245;es sindicais, as dire&#231;&#245;es da extrema esquerda teriam que apoiar com tudo aquelas iniciativas, o que implicaria oferecer uma orienta&#231;&#227;o alternativa ao beco sem sa&#237;da ao qual pretende nos levar a burocracia sindical. Como partidarios de uma Tend&#234;ncia Revolucion&#225;ria no NPA, ao contr&#225;rio, estamos convencidos de que o caminho a seguir &#233; o da constru&#231;&#227;o da greve geral atrav&#233;s de por em p&#233; assembl&#233;ias gerais nos lugares de trabalho e cria&#231;&#227;o de organismos interprofissionais onde &#233; poss&#237;vel para tentar por em xeque a orienta&#231;&#227;o capituladora da burocracia sindical e militamos nesse sentido.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="es">
		<title>Imponente jornada de huelga contra la reforma de las jubilaciones en Francia</title>
		<link>https://www.estrategiainternacional.org/Imponente-jornada-de-huelga-contra-la-reforma-de-las-jubilaciones-en-Francia</link>
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		<dc:date>2010-09-10T17:24:10Z</dc:date>
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		<dc:language>es</dc:language>
		<dc:creator>Ciro Tappeste, Marc Barois</dc:creator>


		<dc:subject>Europa</dc:subject>
		<dc:subject>Movimiento Obrero</dc:subject>
		<dc:subject>An&#225;lisis</dc:subject>
		<dc:subject>Crisis capitalista mundial</dc:subject>
		<dc:subject>Francia</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En total entre 2 y 3 millones de trabajadores se manifestaron en toda Francia en ocasi&#243;n de la jornada de huelga convocada por las centrales sindicales contra el impopular (adem&#225;s de antipopular) proyecto de reforma de las jubilaciones que pretende imponer el gobierno Sarkozy.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.estrategiainternacional.org/Francia-115" rel="tag"&gt;Francia&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Poco se mov&#237;a en Francia el 7/9, salvo las imponentes columnas de huelguistas que invadieron las calles y plazas de las principales ciudades del pa&#237;s, hasta las menos acostumbradas a las marchas sindicales: desde 20.000 personas en Brest, puerto del Oeste de Breta&#241;a, hasta 200.000 en Marsella, en la otra punta de Francia, en la costa mediterr&#225;nea, pasando por varios centenares de miles en la capital donde se organizaron dos itinerarios distintos para permitir a los manifestantes desfilar. Igual, mientras que la marcha estaba convocada a las 14hs., reci&#233;n a las 18.30hs. sal&#237;an las &#250;ltimas columnas de la Plaza de la R&#233;publique, mostrando la cantidad de trabajadores de toda la regi&#243;n parisiense que se hab&#237;an desplazado para la manifestaci&#243;n. En total entre 2 y 3 millones de trabajadores se manifestaron en toda Francia en ocasi&#243;n de la jornada de huelga convocada por las centrales sindicales contra el impopular (adem&#225;s de antipopular) proyecto de reforma de las jubilaciones que pretende imponer el gobierno Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Como ya lo dejaban presagiar las columnas de manifestantes en las ciudades del interior que manifestaban por la ma&#241;ana y entre las cuales se encontraban tanto trabajadores del sector privado como estatales, la huelga paraliz&#243; todos los sectores de la econom&#237;a, desde las empresas m&#225;s importantes hasta las pymes en muchos lugares. En correos (La Poste), en proceso de privatizaci&#243;n, la misma direcci&#243;n reconoci&#243; que al menos un cuarto de los trabajadores hab&#237;an acatado el llamado a la huelga. La mitad entre los ferroviarios de la SNCF (empresa nacional de ferrocarriles), a pesar de que hab&#237;an salido sumamente debilitados de un conflicto duro en abril. El 60% de los maestros habr&#237;an parado seg&#250;n la direcci&#243;n de su principal sindicato, el SNUIPP, y entre un tercio y la mitad de los trabajadores de France T&#233;l&#233;com.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fin, m&#225;s all&#225; de las tradicionales diferencias entre los datos comunicados por el gobierno y los de las centrales sindicales, la jornada de ayer registr&#243; un 40% m&#225;s de manifestantes en relaci&#243;n con la anterior jornada de huelga contra la reforma de las jubilaciones organizada antes de la tregua veraniega francesa, el pasado 24 de junio. &#218;nico dato a favor del gobierno: la escasa presencia de estudiantes en la marcha, uno de los temores de Sarkozy, quien hab&#237;a sido ministro del Interior durante las marchas contra el CPE (Contrato de Primer Empleo) de 2006. Esto se debe en parte al hecho de que las clases aun no empezaron en las universidades. Mucha bronca contra el gobierno en cambio, mucho m&#225;s que en junio como lo atestiguaban las banderolas y los cantos en las marchas. Esto se debe no s&#243;lo a la cuesti&#243;n de la injusta y antiobrera reforma de las jubilaciones, sino tambi&#233;n a cuestiones de condiciones de trabajo, despidos, no renovaci&#243;n de contratos de trabajo, etc., que sienten cada vez m&#225;s agudamente los trabajadores tanto del sector privado como p&#250;blico. Y si las marchas del 7/9 fueron, seg&#250;n los datos de la CGT, aunque m&#225;s importantes que durante los picos de 1995 y 2003 ligeramente menores que el a&#241;o pasado. Una diferencia sustancial que le da a la jornada del 7/9 una tonalidad particular y una potencialidad in&#233;dita radica en la crisis gubernamental profunda en la cual se debaten Sarkozy y sus ministros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sarkozy, cuanto m&#225;s debilitado por los esc&#225;ndalos m&#225;s aferrado a su reforma&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Es menester analizar la rabia palpable en las columnas con la seguidilla de esc&#225;ndalos que manch&#243; al gobierno en los &#250;ltimos meses. El m&#225;s profundo y que est&#225; debilitando el gobierno es el paradigm&#225;tico caso Woerth-Bettencourt. Se sospecha de la mujer m&#225;s rica de Francia y heredera de L'Or&#233;al, por haber financiado il&#237;citamente a la UMP, el partido de Sarkozy. El actual ministro del Trabajo, Eric Woerth, art&#237;fice de la reforma jubilatoria, est&#225; a su vez implicado en el esc&#225;ndalo Bettencourt, tanto como ex ministro del Presupuesto, ya que habr&#237;a cubierto el fraude fiscal de Bettencourt, como a t&#237;tulo personal, habiendo sido su esposa una de las principales colaboradoras de la heredera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Este clima tenso para la derecha en el gobierno y el propio Sarkozy es a su vez peligrosamente alimentado y aprovechado por distintos sectores de la burgues&#237;a que discrepan en relaci&#243;n con los ritmos y la intensidad con la cual necesitan llevar adelante las contrarreformas en un contexto de pesada crisis econ&#243;mica. Lo demuestran claramente los ex Premier de Chirac, Jupp&#233;, Raffarin y Villepin, que no desaprovechan una ocasi&#243;n para criticar al presidente en el marco de la interna abierta en el seno de la derecha en vistas de las elecciones presidenciales de 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frente a los esc&#225;ndalos que se destapan d&#237;a tras d&#237;a, Sarkozy no s&#243;lo no puede retroceder en relaci&#243;n a la reforma jubilatoria, una de sus grandes promesas de &#8220;ruptura del statu quo social franc&#233;s&#8221; hecha a la patronal antes de asumir en 2007. Intent&#243; durante todo el verano distraer la opini&#243;n p&#250;blica de los problemas m&#225;s acuciantes del pa&#237;s lanzando una campa&#241;a racista y xen&#243;foba, en particular usando a los gitanos franceses e inmigrantes roms de Europa del Este como chivos expiatorios.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La burda operaci&#243;n revel&#243; ser contraproducente como lo demostraron las importantes manifestaciones antirracistas organizadas en 200 ciudades el 4/9 contra la pol&#237;tica del gobierno. Lo demuestra tambi&#233;n la tasa de popularidad de Sarkozy. Las &#250;ltimas encuestas indican que el presidente franc&#233;s s&#243;lo goza de un 30% de apoyo entre la opini&#243;n p&#250;blica, nivel in&#233;ditamente bajo desde su elecci&#243;n en 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mientras tanto entre los trabajadores y los sectores populares, el descontento creci&#243;. Por m&#225;s que haya enlentecido las oleadas de despidos, el desempleo alcanza hoy un 9,3% mientras el gobierno prosigue con los recortes al sector p&#250;blico (Salud, Educaci&#243;n, etc.), ataques al salario indirecto y las perspectivas de reanudaci&#243;n con el crecimiento econ&#243;mico son a&#250;n muy lejanas. Se not&#243; al mismo tiempo un cambio notable del estado de &#225;nimo en relaci&#243;n a la reforma jubilatoria. Si hasta hace poco, la mayor&#237;a de los franceses la consideraba necesaria aunque injusta, con el pasar de las semanas y la profundizaci&#243;n de la crisis gubernamental, los trabajadores la conciben cada vez menos como una fatalidad y ven la necesidad de oponerse al gobierno. &#201;stas son algunas de las principales razones del &#233;xito de la jornada del 7/9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Presi&#243;n de la base y &#233;xito de las marchas del 7/9&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Este esp&#237;ritu es el que se plasm&#243; en distintos sectores, tradicionalmente m&#225;s movilizados, que empezaron a ejercer una presi&#243;n real sobre las direcciones sindicales. &#201;stas, en un primer momento, hab&#237;an vacilado en oponerse rotundamente al proyecto de reforma, en base al err&#243;neo argumento demogr&#225;fico machacado por los medios y el gobierno y retomada por las m&#225;s derechistas, empezando por la Confederaci&#243;n Francesa de Trabajadores (CFDT) de Ch&#233;r&#232;que: al haberse extendido la esperanza de vida, ser&#237;a normal trabajar m&#225;s tiempo&#8230; para el mayor provecho en realidad de la patronal y del Estado.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El argumento no cal&#243; en aquellos sectores que m&#225;s sufren la pol&#237;tica gubernamental, como los docentes por ejemplo entre los cuales se anuncia para este a&#241;o 16.000 supresiones de puestos de trabajo. De ah&#237; la raz&#243;n por la cual el paro se extendi&#243; por 48 horas entre los docentes secundarios, empezando el 06/9, aunque la tasa de participaci&#243;n este d&#237;a no fue muy alta. Era la primera vez en 40 a&#241;os que el SNES, principal fuerza sindical entre los docentes secundarios, llamaba a dos d&#237;as seguidos de huelga, m&#225;s a&#250;n reci&#233;n al reiniciar el a&#241;o escolar, estando m&#225;s de la mitad de los docentes en huelga el 7/9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En otros sectores, los trabajadores impusieron que sus direcciones ya no reivindiquen &#8220;una reforma m&#225;s justa&#8221;, como era el caso hasta ahora del ala derecha de los sindicatos (CFDT y UNSA) y hasta en cierto sentido de la misma CGT, sino, al menos en palabras, &#8220;el retiro de la reforma&#8221;, reivindicada hoy en d&#237;a ya no s&#243;lo por la confederaci&#243;n Force Ouvriere (FO) y por Sud-Solidaires sino tambi&#233;n por varios sindicatos de rama de la CGT o de la FSU (estatales). Los anuncios cosm&#233;ticos de Sarkozy para justificar su intransigencia&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ante el car&#225;cter contundente de las marchas, el 8/9 el presidente anunci&#243; en Consejo de ministros una serie de retoques menores al proyecto de ley que entr&#243; ayer en el Parlamento para que lo discutan los diputados. Estas modificaciones ya hab&#237;an sido preanunciadas y no modifican sustancialmente el contenido de la reforma. Se trata de medidas cosm&#233;ticas que no ponen en discusi&#243;n la base misma de la reforma. Con raz&#243;n. Con la cuesti&#243;n de las jubilaciones Sarkozy se est&#225; jugando el quinquenato y sabe perfectamente que un retroceso de su parte implicar&#237;a una derrota pol&#237;tica central para la UMP y cuestionar&#237;a su capacidad de presentarse de nuevo en 2012. Pero fundamentalmente, y de eso est&#225;n bien conscientes tanto los bur&#243;cratas sindicales como la oposici&#243;n parlamentaria de centro izquierda, un desarrollo mayor de las movilizaciones ya no solo podr&#237;an resucitar el espectro de las huelgas de noviembre y diciembre del '95, sino que pondr&#237;a en cuesti&#243;n la viabilidad del gobierno y del mismo Sarkozy (y ya no s&#243;lo de un Jupp&#233;, premier de Chirac en 1995) en un contexto de honda crisis econ&#243;mica, elemento ausente a mediados de los a&#241;os &#8216;90.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La estrategia de la burocracia sindical, el principal obst&#225;culo al desarrollo de la huelga y al triunfo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ante la intransigencia gubernamental y la importancia de la huelga, las direcciones sindicales tambi&#233;n tuvieron que modificar parcialmente sus planes, sin alterar un &#225;pice su estrategia, que es el principal obst&#225;culo al desarrollo de una verdadera lucha contra el gobierno de Sarkozy. Bajo la presi&#243;n derechista de la CFDT y UNSA, en los pasillos de la burocracia se hablaba de la posibilidad de una marcha de descompresi&#243;n sin huelga el s&#225;bado 18/9 junto con un llamado simb&#243;lico a sumarse al paro europeo del 29/9, es decir, una vez aprobada la ley por el Parlamento y antes de su discusi&#243;n en el Senado. Frente a la presi&#243;n de las bases, las direcciones sindicales reunidas el 8/9 en Intersindical terminaron adoptando, sin el apoyo de FO (aunque mantiene la unidad de acci&#243;n) y de Sud-Solidaires, un llamado a una nueva jornada de paro para el jueves 23/9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La burocracia sindical, encabezada por la CGT de Thibault, prefiri&#243; ceder en relaci&#243;n a la forma de la pr&#243;xima acci&#243;n de fuerza, convocando a una huelga y ya no a una mera marcha un s&#225;bado, postergando sin embargo suficientemente su llamado para obstaculizar a aquellos sectores que al menos amenazaban en las palabras a lanzarse en un paro m&#225;s duro por tiempo indeterminado en los pr&#243;ximos d&#237;as. En efecto, entre los ferroviarios la mayor&#237;a de los sindicatos, inclusive la CFDT-FGAAC, planteaba lanzarse ya a la huelga a partir del 14/9. Es m&#225;s, en algunas regiones (Champagne, Lorena y Suroeste), muchos dep&#243;sitos ferroviarios permanecieron vac&#237;os el 8/9. Docentes de varias localidades de la periferia parisiense y de la misma capital reunidos en asamblea planteaban por su parte lanzarse a la acci&#243;n con o sin los sindicatos a partir de la semana del 13/9. Desde este punto de vista, la orientaci&#243;n de la Intersindical es m&#225;s que clara: evitar a toda costa todo tipo de desborde que vaya m&#225;s all&#225; de su estrategia de presi&#243;n sobre la reforma, buscando una negociaci&#243;n sobre sus puntos m&#225;s irritantes pero aceptando la necesidad de la misma, que le permita lavarse la cara, a diferencia de la CFDT que se hundi&#243; sindicalmente despu&#233;s de su rol carnero en la lucha contra las contra-reformas jubilatorias en la administraci&#243;n p&#250;blica de 2003. En este marco es llamativo notar c&#243;mo el cuadro pol&#237;tico se simplific&#243; en los &#250;ltimos d&#237;as. Los dos protagonistas centrales del tradicional tablero pol&#237;tico ya no son el gobierno y la oposici&#243;n de centroizquierda encabezada por el Partido Socialista (PS) que, dicho sea de paso, despu&#233;s de haber defendido la idea de un incremento de la edad jubilatoria a 62 a&#241;os pas&#243; en las &#250;ltimas horas a exigir volver a discutir por completo de la reforma, para no quedar descolgado del todo de la magnitud del paro del 7/9. Ya no es el PS el que ocupa el centro del escenario pol&#237;tico con Sarkozy sino, como en 2003 y 2006, los sindicatos, empezando por la CGT. Su secretario general Bernard Thibault bien sabe que detr&#225;s de la potencialidad de la huelga del 7/9 est&#225; el espectro del '95 que quiere conjurar a toda costa. Pondr&#237;a en peligro el mismo juego institucional a cuya defensa est&#225;, en &#250;ltima y en primera instancia, enteramente abocado.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La extrema izquierda francesa, entre pasividad y seguidismo a la burocracia
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ante semejante panorama, lamentablemente la extrema izquierda francesa una vez m&#225;s no est&#225; a la altura del enorme desaf&#237;o planteado. Tanto Lutte Ouvri&#232;re (LO) como el Nuevo Partido Anticapitalista (NPA) plantean antes y despu&#233;s del 7/9 que la clave es realizar una movilizaci&#243;n masiva y que un solo d&#237;a de huelga no basta para hacer retroceder al gobierno.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin embargo ni las direcciones de LO ni el NPA plantean seriamente c&#243;mo hacer avanzar la relaci&#243;n de fuerzas existente y sus potencialidades ante el obst&#225;culo impuesto por la estrategia de la burocracia. &#8220;Despu&#233;s del &#233;xito del 7 de septiembre, amplificar y desarrollar la acci&#243;n&#8221; plantea la editorial de LO firmada por Arlette Laguiller (&lt;a href=&#034;http://www.lutte-ouvriere-journal.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.lutte-ouvriere-journal.org&lt;/a&gt;). Nada dice sin embargo de c&#243;mo librar una lucha para superar el obst&#225;culo que supone el control del movimiento por la burocracia sindical. Para LO, los trabajadores tendr&#237;an que movilizarse como si &#233;sta no existiera. La direcci&#243;n del NPA plantea a su vez que &#8220;hay que proseguir con la din&#225;mica, apoyarse en las nuevas jornadas anunciadas por la Intersindical nacional y las Intersindicales locales para estructurar la lucha en todo el territorio en la mayor cantidad posible de sectores. (&#8230;) Es necesario que el movimiento se amplifique, se potencie y se generalice&#8221; (&lt;a href=&#034;http://www.npa2009.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.npa2009.org&lt;/a&gt;). &#191;C&#243;mo? Ni una palabra sobre esto. Estas organizaciones se cuidan extremadamente de no chocar con la burocracia se&#241;alando el &#250;nico camino que puede llevar a la victoria, esto es la preparaci&#243;n de la huelga general pol&#237;tica contra Sarkozy y su plan, paralizando el pa&#237;s indefinidamente incluido el sector privado que no va a entrar decisivamente en el movimiento si no ve una lucha por la que valga la pena jugarse. &#191;Es esto imposible? Para nada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Para que semejante perspectiva se concrete se deber&#237;a combinar la lucha por la prosecuci&#243;n de la huelga por tiempo indefinido en los sectores m&#225;s avanzados &#8211;antes se&#241;alados- con una exigencia clara a las direcciones sindicales que se muestran opositoras a Sarkozy para que se pronuncien en relaci&#243;n a la necesidad de un movimiento duro, la &#250;nica forma de hacer retroceder al gobierno, como en 1995 con Jupp&#233; y en 2006 con Villepin. Al mismo tiempo deber&#237;a denunciar las artima&#241;as de la burocracia, que consisten en negociar aspectos parciales y postergar lo m&#225;s posible el llamado a un nuevo paro para permitir que pase la reforma. Esto no es el camino que emprenden las dos principales organizaciones de extrema izquierda francesa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin embargo, hay militantes de LO y del NPA, sindicalistas combativos, que se est&#225;n comprometiendo localmente en la construcci&#243;n de coordinadoras, sectoriales o interprofesionales. A&#250;n son embrionarias pero sirven para juntar fuerzas y avanzar la idea de huelga por tiempo indeterminado, retomando el ejemplo de las &#8220;Interprofesionales&#8221; del '95. En vez de contentarse con invocar la necesidad del &#8220;tous ensemble&#8221; (todos juntos) sin actuar concretamente en este sentido, lo que significa en &#250;ltima instancia hacerle seguidismo a las direcciones sindicales, las direcciones de extrema izquierda tendr&#237;an que apoyar con todo aquellas iniciativas, lo que implicar&#237;a ofrecer una orientaci&#243;n alternativa al callej&#243;n sin salida al cual pretende encarrilarnos la burocracia sindical. Como partidarios de una Tendencia Revolucionaria en el NPA, al contrario, estamos convencidos de que el camino a seguir es la de la construcci&#243;n de la huelga general a trav&#233;s de la puesta en pie de asambleas generales en los lugares de trabajo y de organismos interprofesionales ah&#237; donde es posible para intentar poner en jaque la orientaci&#243;n capituladora de la burocracia sindical y militamos en este sentido.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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